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Pour Valeo, la voiture autonome est "une attente du public"

Pour Valeo, la voiture autonome est "une attente du public"
Guillaume Devauchelle, directeur de la R&D Chez Valeo, revient sur le travail de l’équipementier en matière de véhicule autonome, une voiture qui se gare seule ou se déplace sans l’aide du conducteur.
L’Usine Nouvelle - Valeo avait présenté à Francfort, il y a 18 mois, une voiture qui se garait seule, via un smartphone. Aujourd’hui, vous présentez un véhicule qui se conduit grâce à un iPad. Vous répondez donc à l’appel lancé par Arnaud Montebourg, il y a quelques jours, de développer une voiture intelligente.
Guillaume Devauchelle - Cette idée lancée par Arnaud Montebourg est une bonne idée car elle répond à une attente du public et Valeo est en pointe sur ce sujet. Nous avons débuté par la fonction créneau (où la voiture se gare toute seule), puis nous avons ajouté la fonction parking en épi. Aujourd’hui c’est l’iPad Control, la conduite avec un iPad. Nous essayons d’aller toujours plus loin en capitalisant sur notre expérience. Nous pouvons extrapoler : au lieu d’un iPad, on peut imaginer que la voiture avance grâce à l’infrastructure d’un parking et aille toute seule se garer sur une place libre qui lui serait indiquée.
A qui s’adresse ce véhicule intelligent ?
Le public visé est large. Dans les mégalopoles, se garer est devenu stressant. Et la population vieillit : le champ de vision se rétrécit, il est plus difficile de tourner la tête. Nous ciblons aussi les jeunes. Ils ont une vie iPhone, pas une vie automobile. En utilisant un smartphone pour conduire, ils voient la voiture comme le prolongement de leur iPhone.

Sylob spécialise son ERP pour les sous-traitants aéronautiques

Sylob spécialise son ERP pour les sous-traitants aéronautiques
L’éditeur de logiciels de gestion profite du salon du Bourget pour lancer Sylob Aéro, une solution ERP spécialement conçue pour les besoins des PME du secteur aéronautique.
Respect des plannings, contraintes normatives ou impératifs de traçabilité, les sous-traitants doivent se conformer à de nombreuses règles pour devenir fournisseurs de l’aéronautique. Sylob en sait quelque chose : implanté en Midi-Pyrénées, l’éditeur (90 personnes, 8 millions d’euros de chiffre d’affaires) compte parmi ses clients de nombreux fournisseurs de l’aéronautique. "Il y avait un vrai besoin, car c’est un secteur où les échanges de données avec les donneurs d’ordres doivent être optimaux, ne serait-ce que pour le respect des plannings", confirme Pierre Hartmann, consultant avant-vente chez Sylob.
UNE GESTION DE PLANNING PLUS FLEXIBLE
La nouvelle solution Sylob Aéro vient en complément des ERP Sylob 5 et Sylob 9, qui comportent déjà différents modules pour la gestion de production, les achats, les stocks, la finance, la relation client, ou encore le SAV. Elle y ajoute une série de fonctions spécifiques à l’aéronautique, notamment pour assurer la traçabilité complète d’une fabrication. "Sylob Aéro facilite la rédaction des documents FAI (first article inspection) et DVI (dossier de validation industrielle), qui sont propres à cette industrie", complète Pierre Hartmann. Les dirigeants de PME y trouveront également un outil de gestion des plannings particulièrement flexible pour s’adapter aux variations de cadence, ainsi qu’une solution de gestion des habilitations des opérateurs.

Toyota assemble une Auris sur Twitter

Toyota assemble une Auris sur Twitter
Le constructeur japonais Toyota souhaite attirer de nouveaux clients en live-tweetant la production d’une Auris dans les moindres détails
Assembler une voiture, Toyota le fait quotidiennement, et même plusieurs dizaines de milliers de fois chaque jour, dans la cinquantaine d’usines implantées par le constructeur aux quatre coins de la planète. En 2012, le constructeur a produit un peu plus de 9,5 millions de voitures.
Mercredi 19 juin, le Japonais a décidé d’ouvrir virtuellement les portes de son usine de Burnaston, située dans le centre de l’Angleterre, et de suivre la production d’une voiture, de A à Z, en direct live sur Twitter.
QUATORZE HEURES DE LIVE
Dès 6 heures du matin, les followers du compte @toyotafactory pourront découvrir les différentes étapes de production d’une Auris hybride, de l’atelier d’emboutissage, qui forme les différentes pièces d’acier pour la carrosserie à la sortie de chaîne, après les ultimes contrôles qualité.

Industriels, n'ayez pas peur de la Google Car

Industriels, n'ayez pas peur de la Google Car
La loi américaine a récemment statué sur les voitures autonomes : pas prêtes pour le grand public, mais autorisées pour des tests. Si les bénéfices sociaux de cette technologie sont évidents, les spéculations vont bon train dans l'industrie automobile pour déterminer la mesure du danger. Quelle révolution industrielle permettrait la voiture sans conducteur que nous fait miroiter Google notamment ?
L'Etat fédéral américain a récemment rendu un avis sur les voitures sans conducteurs, n'autorisant pas encore leur utilisation par le public, mais permettant la poursuite de tests. Le consommateur, lui, semble prêt, selon une étude Cisco parue au même moment. 57% des sondés dans le monde feraient confiance à ce genre de véhicule, et jusqu'à 60% aux Etats-Unis. Toutefois, pour que les régulations se mettent en place, et notamment en matière d'assurance et de responsabilités, plusieurs années peuvent s'écouler. Pourquoi l'industrie automobile, et tous les secteurs industriels confondus, devraient-ils prendre les devants dans ce domaine?
CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES : PAS DE SCÉNARIO KODAK !
On se rappelle tous comment le géant de la photographie Kodak avait été détruit par l'apparition du digital. Les constructeurs automobiles ont tout intérêt à prendre les devants aujourd’hui dans le domaine de la voiture autonome, pour non seulement y survivre, mais aussi - pourquoi pas - gagner cette révolution à laquelle ils ne pourront pas échapper. Chunka Mui, dans son e-book Driverless Cars: trillions are up for grabs, paru dans une série d'articles du magazine américain Forbes, a enquêté sur les avantages que l’industrie automobile pourrait tirer à s’associer avec Google.

Qu'Apple et Google parient sur le "made in America" n'est pas qu'une question d'image

Des téléphones “made in Texas” et des ordinateurs “made in California”... Le hardware se fabrique - ou plutôt s’assemble - à nouveau aux États-Unis. Un phénomène marginal mais révélateur.
Mercredi 5 juin, Lenovo inaugurait en grande pompe son usine de Whitsett, en Caroline du Nord. Le fabricant chinois a commencé à y assembler certains de ses ordinateurs et laptop ThinkPad. Il prévoit de produire des tablettes et des serveurs d’ici la fin de l’année. Sur ces produits figurera l’étiquette “Assemblé aux États-Unis”.
Le nouveau portable de Motorola Mobility portera lui aussi le précieux label : le Moto X sera en effet le seul téléphone portable assemblé aux États-Unis. Motorola Mobility - racheté par Google en 2011 - a mis la main sur une ancienne usine Nokia au Texas et entend embaucher 2000 personnes.
En décembre dernier, Tim Cook, patron d’Apple, affirmait quant à lui vouloir fabriquer un de ses Macs au pays : la marque à la pomme parle d’investir plus de 100 millions de dollars pour ramener une partie de sa production aux États-Unis cette année.
L’IMPACT SUR LES MARGES EST MINIME
Après les secteurs de l’électroménager et de l’automobile, celui du hardware fait le pari du “Made in America”. Si les fabricants d’électronique et de matériel informatique cherchent à améliorer leur image de marque - écornée par les rapports dénonçant les conditions de travail de leurs sous-traitants en Chine -, d’autres facteurs expliquent ce phénomène : “Les salaires continuent d’augmenter en Chine, tout comme les frais d’acheminement. Parallèlement, les prix des équipements pour l’automatisation des lignes de production ont baissé de 85% en l’espace de 15 ans”, explique Harold Sirkin, associé au Boston Consulting Group et auteur du rapport “Made in America, Again”. L’équation a changé. Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise fait le calcul, elle s’aperçoit que produire aux États-Unis coûte à peine plus cher qu’en Chine”.
Dans la fabrication des ordinateurs ou des téléphones, la main d’œuvre ne pèse d’ailleurs pas lourd : “L’assemblage représente 3 à 5% du prix de vente, affirme Horace Dediu, analyste de l’industrie. Même si les coûts du travail sont deux fois plus élevés aux États-Unis, l’impact sur les marges est minime”.

Connaissez-vous la smart industrie?

E-business, mobiles, réseaux, cloud, big data… Les technologies s’enchaînent et chamboulent tout. Pour survivre à la révolution numérique en cours, l’industrie n’a pas le choix. Elle sera "smart" ou ne sera plus.
Si les entreprises avaient cru, en voyant disparaître les directeurs e-business de leur organigramme, que la question de la révolution internet était réglée, elles avaient tort. Le changement se poursuit et le numérique bouscule tout. Pas seulement les relations clients-fournisseurs ou les processus internes. À tous les niveaux, les réseaux sociaux cassent les silos, renversent l’organisation hiérarchique verticale. Les outils numériques personnels invités au travail, associés au cloud, font de la mobilité et du temps réel une règle. Sans parler du big data galopant, qui promet de faire parler toutes les données, structurées ou non, et qui donne un nouveau pouvoir, aujourd’hui au marketing, demain aux produits. Des produits de plus en plus connectés, ou tirant leur valeur non plus d’eux-mêmes mais des services associés, le plus souvent en ligne. Pour y survivre, l’industrie doit donc faire preuve d’encore plus d’intelligence et de remise en question que les secteurs des services. Ces industriels qui se transforment ont désormais un rendez-vous annuel, le Smart industry summit, dont la première édition se tient le 29 mai 2013 à Paris. L’événement réunit les professionnels du numérique au service de l’industrie, acteurs, experts, fournisseurs et champions de cette révolution en cours.
Gare à ceux qui font l’autruche ! Les entreprises les plus matures en matière numérique, aussi appelées "Digirati", seraient déjà de 9 à 26 fois plus performantes que les autres, selon une étude Capgemini consulting-MIT réalisée auprès de 400 grandes entreprises. Leur secret ? Avoir une stratégie numérique pilotée au plus haut niveau, comme chez Nike [lire page 32], Volvo ou Ford [lire ci-dessous]. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si GM a embauché quelque 10 000 développeurs informatiques.

GE confie à la foule ses objets connectés

Les inventeurs intéressent General Electric (GE). Le géant américain de la construction électrique les invite à imaginer et à concevoir des objets connectés via le site internet d’innovation participative (crowd innovation) de Quirky, une start-up new-yorkaise dédiée à la co-création. Et pour les aider à aller au bout de leurs idées sans être contraints par la propriété intellectuelle, il met à la disposition des contributeurs des milliers de brevets. Ceux-ci ont donc accès à des technologies clés dans l’optique, l’holographie, l’encapsulation à film mince de composants électroniques ou encore la télématique au cœur des systèmes de navigation automobile. Lancée en mai 2013 sous le nom "Wink : instantly connected", cette initiative vise à accélérer le développement des objets connectés en misant sur l’imagination débridée des inventeurs et les attentes des utilisateurs.
Dans un premier temps, GE privilégie les domaines de l’énergie, de la santé, de la domotique et de l’électroménager, en mettant tout particulièrement l’accent sur les dispositifs contrôlés à distance par des smartphones. Les premiers produits nés de cette innovation participative pourraient se concrétiser avant la fin de l’année.

Eugène Perma hisse ses couleurs sur le net

Pour Eugène Perma, l’e-commerce est une petite révolution. Peu adepte du numérique, l’entreprise de taille intermédiaire (ETI) spécialiste de la coloration et du soin du cheveu a pourtant lancé sa plate-forme de vente en ligne. Le grand public ou les professionnels pourront désormais acheter les marques Pétrole Hahn, Keranove ou Yzae sur le net. Une initiative très tendance, qui a failli passer inaperçue : le géant L’Oréal a lui aussi lancé à la mi-avril sa première boutique en ligne pour sa division de cosmétiques grand public.
Mais le groupe au chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, quatrième sur le marché capillaire en France et implanté dans plus de 50 pays, vise surtout le marché des professionnels de la coiffure. Et notamment les nombreux coiffeurs auto-entrepreneurs, qui peuvent être attirés par les petits prix de ces produits, bien qu’ils soient fabriqués dans l’usine du groupe à Reims (Marne). Pour le grand public, Eugène Perma compte sur la notoriété de ses marques distribuées en grandes surfaces, mises en valeur dans une rubrique du site optimisé pour les connexions depuis un téléphone mobile ou une tablette.

Ricard "chatte" ses bonnes idées

"Booster l’innovation et renforcer la culture du groupe." C’est le double objectif fixé au Pernod Ricard chatter quand l’idée est lancée en octobre 2011.
"Nous venions d’être élus parmi les sociétés les plus innovantes au monde par le magazine 'Forbes'. L'entreprise Salesforce était première", se souvient Alexandre Ricard, le directeur général délégué. De là à lancer un projet en commun il n’y a qu’un pas. "On réfléchissait depuis longtemps aux réseaux sociaux", ajoute le petit-fils du fondateur, Paul Ricard.
COLLABORATION CALIFORNIENNE
Rendez-vous est rapidement pris et la société californienne, connue pour ses solutions en gestion de la relation client (CRM), met en œuvre un projet de réseau social pour le leader mondial des spiritueux, d’un montant tenu secret. Six mois plus tard, un module pilote est lancé avec 2 000 personnes, avant d’être généralisé aux 19 000 collaborateurs du groupe le 29 octobre 2012.
"Tous les salariés sont inscrits d’office. Mais nous essayons de susciter l’envie pour que chacun soit actif et participe aux communautés", détaille Alexandre Ricard. Y sont recensées 2 000 communautés, fonctionnelles ou thématiques, par marques ou par pays.

GT Nexus, le Facebook de la supply chain

Adidas, Nestlé, Rhodia… et depuis peu Electrolux et Renault utilisent la plate-forme de supply chain collaborative de GT Nexus, en technologie cloud. Le but : gérer automatiquement ses achats de transports internationaux, avec un suivi en temps réel des opérations depuis la commande jusqu’à la livraison. "Cela permet de vérifier en temps réel que ce qui a été négocié est bien appliqué, précise Paul Simon-Thomas, le directeur des opérations en Europe de GT Nexus. Ce n’est pas toujours facile quand on se trouve à des milliers de kilomètres."
Une solution qui permet d’optimiser les flux et d’auditer les transporteurs. "Nous sommes le Facebook du transport. Nous proposons une logique de réseau et de mutualisation avec une plate-forme technologique sur internet. Pour chaque nouveau client, nous créons son environnement en moins de six mois", martèle-t-il. GT Nexus a été pionnier dans le domaine et développe tout en interne depuis quatorze ans.

Les entreprises IT accompagnent la numérisation de l'industrie allemande

Dans l’initiative gouvernementale Industrie 4.0, les entreprises de technologies de l’information auront un rôle central à jouer. Le Bitkom, regroupement professionnel allemand, organise à la foire de Hanovre des groupes de travail pour préparer cette numérisation de la production.
Si l’on parle beaucoup d’usine intelligente dans les allées du salon de Hanovre, tous les experts s’accordent sur le fait que cette révolution ne se fera pas en un jour. Elle se mettra en place sur les dix prochaines années. Pour autant, le BitKom (association allemande pour les technologies de l’information, les télécommunications et les nouveaux médias) mène déjà des groupes de discussions, pour préparer les entreprises à cette évolution. "Nous aurons plusieurs points-clés à apporter : systèmes intégrés, sécurité, internet, intégration verticale, technologies sans fil, souligne Wolfgang Dorst, spécialiste Industrie 4.0 au BitKom.

Consol peaufine la modélisation

La simulation numérique, étape indispensable dans la conception de produits ou d’équipements, accélère le développement et évite un trop grand recours aux prototypes. L’éditeur Comsol vient de sortir la version 4.3 de son environnement multiphysique. Elle apporte trois nouveaux modules, qui mettent l’accent sur l’étape du maillage. Elle intègre aussi des interfaces de dialogue avec Excel et Solid Edge. Comsol Multiphysics est conçu, pour coupler et modifier arbitrairement, grâce à des modes d’application prédéfinis ou par le biais d’équations définies par l’utilisateur, différentes physiques. Les couplages s’entendent non seulement entre plusieurs types de physiques, mais également entre plusieurs niveaux de simulation (multi-échelles, multidimensions).
MAILLAGE PLUS PERFORMANT
La nouvelle version est directement inspirée des requêtes des utilisateurs. Le maillage des géométries CAO en a profité. Sa génération est facilitée par les outils de géométrie virtuelle, qui peuvent supprimer les arêtes et les surfaces sans intérêt pour la physique. Afin de définir des conditions limites sur les différentes surfaces ou diviser le volume, les nouveaux outils de sélection de maillage de la version 4.3 permettent la création de sous-surfaces et de sous-domaines. L’interface d’analyse multiparamétrique est renouvelée pour plus de concision et d’efficacité, tout comme les interfaces pour définir les calculs en batch et en cluster. Les machines tournantes 3 D (moteurs électriques) disposent d’une interface dédiée. Les moteurs, générateurs et autres, sont simulables directement. Les champs, le courant dans les bobines et le moment axial peuvent être montrés.

L’internet des objets va booster le développement durable dans l’industrie

Le M2M (machine-to-machine) et les TIC pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre. Une réduction dont pourrait bénéficier l’industrie en général.
La communication M2M (machine to machine) et les TIC (technologies de l’information et de la communication) permettent de faire plus avec moins. Avec pour effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 9,1 milliards de tonnes équivalent-CO2 par an d’ici 2020. C’est ce que révèle une étude de Carbon War Room.
Un chiffre sur lequel s’accorde le GeSI (Global e-Sustainability Initiative). Dans son rapport SMARTer2020, il montre notamment que l’utilisation des TIC telles la vidéo conférence ou la gestion intelligente de bâtiment pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 16,5 %.
Alors que le rapport du Carbon War Room se focalise sur les secteurs de l’énergie, des transports et de l’agriculture,

Le robot qui compte sauver l’emploi

Les robots vont remplacer les humains dans les usines. Ce poncif a la dent dure. L’arrivée de Baxter, le robot qui apprend de la société Rethink Robotics, tend à prouver le contraire.
Les robots vont-ils tuer ou créer de l’emploi ? C’est l’éternel débat entre les économistes, les industriels et les sociologues. En aidant l’industrie à produire plus efficacement, vont-ils créer de nouveaux emplois mieux rémunérés ou simplement mettre des travailleurs à la rue ?
"Nous avons atteint un point de basculement en robotique", a déclaré Daniela Rus, directeur du laboratoire d’informatique et d'Intelligence artificielle du MIT. "Vous pouvez maintenant faire tourner une usine pendant que vous dormez" a-t-elle ajouté.
De nombreuses entreprises voient dans l’automatisation la clé pour réduire les coûts et rester compétitifs. Selon Dan Kara, analyste de l’industrie, les ventes de robots industriels ont augmenté de 38 % entre 2010 et 2012 et vont battre des records cette année,
UN ROBOT DE FABRICATION COLLABORATIF
C’est lors de la conférence TED, qui s’est tenue la semaine dernière à Long Beach en Californie, que Rodney Brooks est venu présenter son robot Baxter et son rôle dans la société. Cet ancien directeur de laboratoire du MIT a créé la société Rethink Robotics et commerciale déjà son robot qu’il décrit comme un robot de fabrication collaboratif.

L'usine du futur du plan allemand "Industrie 4.0" s’esquisse au CeBIT

Allier production classique et Internet, c’est la vision du grand projet stratégique allemand "Industrie 4.0". Produits pilotes et conférences permettent de faire le point à l’occasion du salon CeBIT.
C’est ce que les Allemands appellent la quatrième révolution industrielle. Lancé début 2012, le plan gouvernemental "Industrie 4.0" vise à rendre les usines intelligentes grâce à Internet, permettant par exemple de faire communiquer les chaînes de production et les objets entre eux ou de simuler des process, des flux logistiques ou encore des crashs tests de véhicules.
Si les premières applications ne sont pas attendues avant 2015, un tour dans les allées du CeBIT, le salon des technologies de l’information et de la bureautique qui se déroule du 5 au 9 mars à Hanovre (Allemagne) permet toutefois de se faire une première idée de ce que sera cette usine du futur.

Parlez-vous interface numérique ?

Le pôle Mov’eo a créé une communauté d’open innovation sur la conception d’interface numérique. Première production : un lexique intitulé "Le design des interfaces numériques en 170 mots-clés". Pour au moins partager le même langage.
Elles ne s’attendaient pas à un tel succès. "Alors qu’habituellement les groupes de travail du pôle de compétitivité auto Mov’eo rassemblent une vingtaine de chercheurs et ingénieurs parmi les membres du pôle, là il a fallu compter avec près de soixante participants", racontent Frédérique Chabbert, du pôle Mov’eo et Isabelle Edessa de la Direction Recherche, Innovation & Technologies Avancées de PSA Peugeot Citroën. Pas de doute, les interfaces hommes machines (IHM) sont un vrai enjeu pour l’industrie automobile. Mais le domaine reste à défricher. Pour aller plus vite, le pôle Mov’eo s’est donc rapproché du pôle Systematic, dont c’est un des domaines d’expertise, du moins en matière de développement d’outil de conception d’interface.
"Pour l’Auto, tout le monde était d’accord sur l’importance des IHM, mais se pose un vrai problème de timing. Quand et comment intégrer le travail des interfaces dans le temps de conception d'un véhicule ?", explique Isabelle Edessa. Et avant de trouver la réponse, encore faut-il savoir de quoi l’on parle.

Le catalogue papier à l’heure de l’internet

2 kg, 1 100 pages, plus de 8 000 outils, la référence des catalogues d’outillages vient de sortir dans sa nouvelle édition papier, mais avec cette fois une ouverture vers les nouvelles technologies grâce à une application pour Smartphones et des QR Codes.
Ça ne sert à rien ne sert de faire les meilleurs produits du monde si les clients potentiels ne connaissent pas leurs existences. C’est pourquoi dès le XIXe siècle les industriels ont voulu élargir leur horizon commercial en regroupant leur production dans des catalogues papiers largement distribués. Le marketing direct et la vente par correspondance étaient inventés. De plus, ils se servaient de ces outils pour présenter leur société et ses savoir-faire, bref véhiculer leur image de marque. Et force est de constater que l’intrusion de l’Internet dans le monde professionnel n’a pas tué cette valeur sûre que reste catalogue papier.

Drone piloté par la pensée, roues de vélo écran, Vine "rickrollé "

Les technologies de contrôle par la pensée évoluent si bien que des étudiants chercheurs ont mis au point un drone pilotable par la pensée.  Et si on peut le faire sur un drone, pourquoi pas sur un fauteuil roulant ? Ce ne serait jamais qu'un exemple à ajouter à la liste des domaines dans lesquels les drones, concentrés de technologies, poussent à l'innovation. A découvrir dans le Technobuzz du jour.
Un drone piloté sans les mains !
Déjà, les drones n’avaient pas de pilotes dans le cockpit, ce qui en faisait des objets volants originaux. Certains prennent même des décisions en toute autonomie sur leur trajectoire. Avec l’innovation d’étudiants de l’université du Minnesota, même ceux qui avaient besoin de manettes ou de boutons pourraient bien s'en passer prochainement, rapporte le magazine scientifique Sciences et Avenir . L’utilisateur pense d’abord à des gestes précis, un poing fermé par exemple. Le casque capte les micro-courants électriques dans le cortex, les transmet à l’ordinateur qui les transforme en commandes pour le drone. A terme, l’idée du projet est d’incorporer ces systèmes à des fauteuils roulants, pour que les personnes tétraplégiques puissent se diriger de la même manière.
Vine se fait “rickrollé” par un adolescent de 16 ans !

Les coulisses technos du Futuroscope

A 25 ans, le Futuroscope ne cesse de rajeunir. De plus en plus de moyens sont mis en œuvre pour immerger le spectateur au cœur de l’action cinématographique. Pour cela les robots et plates-formes issues de l’industrie envahissent le Futuroscope tandis que les films numériques remplacent peu à peu les films argentiques. Deux ingénieurs du Parc nous entraînent dans les coulisses des attractions…
Avec le taux de re-visites le plus important en France, le parc du Futuroscope peut être fier du chemin qu’il a parcouru depuis le début des années 2000, au plus fort de sa crise de fréquentations. Le secret de sa réussite : près de 10% de son chiffre d’affaires est réinvesti chaque année au service du renouvellement de 20% de l’offre de divertissement, qu’il s’agisse des films ou des attractions elles-mêmes. « L’innovation est ancrée dans l’ADN du parc », explique Sébastien Rétailleau, directeur adjoint en charge de l’exploitation.
« Nous faisons de la veille technologique permanente sur les nouveautés industrielles et technologiques dans le monde pour garder une longueur d’avance et menons près de 30 enquêtes par jour auprès des visiteurs pour connaître leur degré de satisfaction. » Pour couronner l’ensemble, le parc s’est associé quelques grandes signatures, Jacques Perrin, Luc Besson, Nolwen Leroy ou encore Martin Solveig. Résultat : le deuxième parc de France peut se targuer de faire revenir 60% des visiteurs, souvent trois ou quatre années après leur précédente visite, et a fait près de 90 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012. « Nous sommes passés du parc de l’image au parc du rêve. »

Calcul haute performance : Teratec au cœur de l’écosystème

L’association Teratec qui regroupe les forces vives du calcul intensif et de la simulation numérique en France se développe tous azimuts. Son objectif étant de devenir la référence européenne du domaine. Hervé Mouren son président nous explique sa démarche.
A quelques semaines du Forum Teratec, nous avons rencontré Hervé Mouren, directeur de l’association Teratec, pour faire le point sur le marché du calcul hautes performances en termes d’applications.
« Le calcul hautes performances (HPC) et la simulation numérique à hautes performances sont essentiels pour la science, mais également dans tous les domaines de l’industrie et pour toutes les tailles d’entreprise. Ce sont des facteurs stratégiques de compétitivité et d'innovation dans la plupart des secteurs de l'économie ». De fait, l'industrie a besoin de puissance de calcul importante pour la conception de systèmes toujours plus complexes et pour accélérer le développement de produits innovants. De son côté, la recherche s'appuie de plus en plus sur la simulation pour créer de nouvelles connaissances. « Le HPC est donc un élément clé de notre compétitivité et notre capacité d’innovation », estime Hervé Mouren.