Grover au Groënland, Robobees, prédiction du futur

Qu'il s'agisse de les modifier génétiquement ou tout bonnement de les reconstruire pièce par pièces, les insectes ont la côte chez les scientifiques. C'est que leur impact est d'importance, pas de pollinisation des plantes sans les abeilles, tellement moins d'épidémies sans les moustiques... Roboticiens comme généticiens s'emparent donc de la question. 
A partir du passé, prédire le futur des épidémies
La « psychohistoire » d’Isaac Asimov est-elle destinée à devenir un jour réalité ? Dans son Cycle de Fondation, l’auteur de science-fiction imagine une science reposant sur les mathématiques pour prédire le futur. Des chercheurs de Microsoft et de l’Institut Israëlien de Technologie Technion mettent au point un logiciel pour prédire les catastrophes futures grâce à une analyse du présent et des événements passés, détaille Numerama.com. Pour cela, ils ont « nourri » le logiciel de 22 années d’archives du New York Times et d’autres sources web. Le système toutes ces données entre elles. Rétrospectivement, le logiciel aurait ainsi pu prévenir le risque d’une épidémie de choléra en Angola en 2007. Celle-ci avait en effet été précédée d’une sécheresse en 2006, une corrélation que le système avait détecté suite à des cas similaires précédents. Rien d’extraordinaire donc, d’autres recherches vont dans ce sens, comme l’analyse de la progression de la grippe sur Twitter. Le logiciel est toutefois le premier à avaler autant d’archives et va plus loin que les précédents. Il pourrait d’abord servir aux associations humanitaires. On lui souhaite un bel avenir !
GROVER, le “curiosity” du groenland
Après l’envoi de Curiosity sur Mars, c’est beaucoup plus près, sur la banquise du Groënland, que la NASA s’apprête à faire rouler GROVER, le dernier né sur chenilles de l’agence spatiale américaine, explique Sciences et Avenir. Pas besoin en effet de parcourir l’espace pour faire des découvertes, il reste beaucoup de choses à découvrir sur Terre, en particulier sur la reconstitution de la glace de la banquise après l’été très chaud de 2012. Pour avancer, le robot est équipé de deux panneaux solaires et d’éoliennes. A l’aide de son « radar à pénétration de sol », un système qui envoie des ondes radios à travers la glace, mais à seulement 2 km/h, le robot devrait collecter plus de données que les missions qui s’effectuent habituellement à bord d’un avion ou sur des motos-neige. Hé oui, il ne va peut-être pas vite, le Grover, mais il ne s’arrête jamais de travailler !
Les Robobees remplacent les abeilles
La pollution et les pesticides les tuent à petit feu, pourtant elles sont essentielles à la pollinisation des fleurs et leur disparition aurait des dommages écologiques incalculables. Quand la nature vient à faire défaut, la technologie est là pour la remplacer. Des chercheurs du laboratoire de microrobotique d’Harvard sont en train de mettre au point  des Robobees, autrement dit des robots abeilles, explique le site phys.org ! Ils ont été conçus pour récupérer le pollen des fleurs et aller le déposer sur d’autres fleurs qu’ils repèrent grâce à leurs capteurs sensoriels. L’essaim électronique, dans lequel les abeilles communiquent entre elles, dispose même d’une ruche ! Bien sûr, les militaires ne sont jamais loin, ces microdrones convenant parfaitement pour des missions de reconnaissances, mais aussi de sauvetage, sans oublier les météorologistes pour qui chacunes de ces Robobees pourraient parfaitement constituer autant de capteurs météo.
Les moustiques pour vacciner la population
Et si les moustiques cessaient de transmettre les maladies pour diffuser les vaccins ? Les moustiques composent en effet le transmetteur le plus important de maladies pour l’homme : le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, etc. Ce sont des tueurs nés. Des chercheurs japonais ont décidé de faire face à la fatalité, rapporte le site openyoureyes. Ils sont parvenus à modifier génétiquement un moustique pour un faire un transmetteur d’un vaccin, la molécule SP15, contre la leishmaniose, une maladie tropicale qui touche près de 12 millions de personnes. Sur les souris et en laboratoire ça marche très bien. Mais comment s’assurer dans la nature que le moustique ne porte pas aussi avec le vaccin le vecteur d’une autre maladie tout aussi grave ?...  Pour vacciner une population contre son gré, l’avancée a en revanche de l’avenir…
Source : http://www.industrie-techno.com/production-robotique